Dietz, la quarantaine, est ingénieur et père de famille à Düsseldorf. Avec Volker, musicien apathique et kleptomane notoire, il prend la route, direction Leipzig, pour rendre visite à Acki. Une fois sur place, les retrouvailles se font attendre puisque leur vieux copain d’enfance a oublié de leur transmettre sa nouvelle adresse et ne répond plus au téléphone. En attendant un signe de vie, Dietz et Volker tuent le temps dans les rues de cette ville d’Allemagne de l’est, se rendent au musée le jour et font la tournée des bars la nuit. Mais pour éviter que le week-end ne se solde par un échec, ils finissent tout de même par se lancer à la recherche de leur camarade introuvable.
Dans sa nouvelle bande dessinée, Max Baitinger questionne la survivance de l’amitié dans la durée, l’absurdité et la fragilité des choses qui nous lient. Dietz incarne la ténacité de ceux qui s’accrochent au passé, insensible au temps qui passe et change les relations. Le personnage, en voulant réunir le triangle amical original, poursuit une chimère, un doux rêve, qui ne le fera pourtant pas revenir à ses jeunes années.
Acki est porté par des dialogues facétieux et une certaine poésie de l’errance. Le style Baitinger, insiste sur la fluidité des mouvements, la distorsion des corps et la vitesse du monde. Ce livre confirme, s’il le fallait encore, que son auteur appartient à une nouvelle génération allemande qui fait, littéralement, bouger les lignes.













